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L'Union Européenne finance les tradipraticiens PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Jeudi, 11 Décembre 2008 11:20

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Avec un financement de 110 millions de francs Cfa, provenant de l’Union européenne, les tradipraticiens vont renforcer leurs capacités dans le cadre d’une politique élaborée de prise en charge de la mortalité infantile et des maladies infectieuses.

Reconnaissant que la médecine traditionnelle est "le système de soins de santé le plus facilement accessible et le plus abordable pour la plupart des Africains ruraux", l’Union européenne a investi 110 millions de francs Cfa pour permettre le renforcement de capacités des tradipraticiens ou spécialistes de la médecine traditionnelle. Ces derniers vont ainsi s’imprégner davantage des méthodes de prise en charge de la mortalité infantile et des maladies infectieuses. Mais ils vont également travailler sur la valorisation des plantes médicinales.

Cette initiative, lancée en octobre dernier au centre Malango de Fatick, a pour objectif de rassembler tous les guérisseurs afin de ‘mettre à la disposition de la vaste majorité du peuple africain des pratiques médicales et des plantes médicinales traditionnelles sûres, efficaces, abordables et de grande qualité’, souligne-t-on. Et aussi de les amener à avoir l’humidité de se rapprocher de la médecine moderne pour pouvoir diagnostiquer sereinement la souffrance de leurs patients. ‘Dorénavant, les guérisseurs vont exiger de leurs patients d’apporter un bulletin d’analyse médicale pour avoir accès à un traitement’, soutient le président de Prometra international, par ailleurs initiateur du projet, Erick Gbodossou. L’Union européenne, entre autres organismes, appuie cet objectif. ‘Elle a joué un rôle de premier plan dans le processus en finançant les projets de la médecine traditionnelle’, se réjouit notre interlocuteur. Erick Gbodossou, précise : ‘C’est là une décision essentielle à la santé des populations du continent africain qui sont largement tributaires de la médecine traditionnelle et des plantes médicinales.’

Ce programme englobe l’ébauche d’une politique nationale sur la médecine traditionnelle, l’inclusion d’un volet médecine traditionnelle dans le plan d’activités du ministère de la Santé, et la création d’un comité de scientifiques et autres personnes ressources, chargées de l’élaboration de lois et de règlements relatifs à la médecine traditionnelle. Aussi, un inventaire informatisé des plantes médicinales et aromatiques du pays a été préparé grâce au financement. La reconnaissance accrue de la valeur et de l’importance de la médecine traditionnelle apporte, toutefois, un début de solution aux populations démunies. Ainsi le président du Prometra invite les autres membres du réseau à suivre l’exemple du Sénégal pour bénéficier d’un financement de l’Union européenne. Car, dit-il, ‘c’est une solution qui comporte d’immenses possibilités’. Ce projet de renforcement des capacités des guérisseurs met en contact des guérisseurs traditionnels, des chercheurs, des collectivités, des entrepreneurs, des partenaires au développement et des gouvernements. Il vise à intégrer l’utilisation durable, sûre et efficace des plantes médicinales et la médecine traditionnelle aux services de santé publique.

Dans un autre contexte, Erick Gbodossou pense qu’il faut de toute urgence non seulement améliorer les méthodes de récolte et de transformation, mais aussi instaurer une industrie africaine efficace afin de produire et de commercialiser les plantes et les herbes médicinales. Il admet, sans ambages, qu’il n’y a pas, à proprement parler, d’industrie pharmaceutique en Afrique ni de recherche concertée. Les entrepreneurs dont nous aurions besoin pour bâtir une industrie nous font également défaut. L’instauration d’une industrie des plantes médicinales permettrait de renforcer les systèmes de soins de santé et d’améliorer les moyens de subsistance des gens, fait-il valoir.

Paule Kadja TRAORE

Walfadjri - Sénégal - 10/12/2008

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Mise à jour le Dimanche, 04 Octobre 2009 09:01
 
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